J’invite le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à exercer la plénitude de ses prérogatives constitutionnelles afin de pallier le refus de l’Assemblée nationale d’adopter le projet de Loi de Finances Rectificative (LFR). En vertu de l’article 42 de la Constitution, le Président de la République est le « garant du fonctionnement régulier des pouvoirs publics » et de la continuité de l’État. Face à une impasse parlementaire qui menace l’exécution des politiques publiques et la crédibilité financière de la Nation, l’ordonnancement juridique sénégalais offre des mécanismes de sauvegarde précis. Monsieur le Président, il convient de mettre en œuvre les décrets d’avance, conformément aux dispositions de l’article 23 de la Loi Organique relative aux Lois de Finances (LOLF). Ce cadre légal autorise expressément le Gouvernement, en cas d’urgence et de nécessité impérieuse d’intérêt national, à ouvrir par décret des crédits supplémentaires sans l’accord préalable du Parlement, à charge d’une ratification ultérieure. Par ailleurs, si la paralysie persiste sur le texte global, la Constitution offre au Premier ministre la faculté d’engager la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée nationale sur le vote du texte, conformément aux mécanismes de l’article 86, alinéa 6. Le respect de la séparation des pouvoirs ne saurait signifier le blocage des institutions. La légitimité républicaine et l’architecture constitutionnelle dotent le pouvoir exécutif de toutes les prédictions légales nécessaires pour surmonter l’obstruction et sanctuariser l’intérêt supérieur du peuple sénégalais. Bassirou Diomaye Faye Primature du Sénégal Aminata Touré Abdoulaye Santos NDAO Juriste- KIIRAY LES PATRIOTES RÉPUBLICAINS

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J’invite le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à exercer la plénitude de ses prérogatives constitu