Le maire de Tanger et responsable provincial du Parti authenticité et modernité (PAM), Mounir Limouri, a été entendu pendant plusieurs heures mercredi par le juge d’instruction près la Cour d’appel de Tanger. Cette audition détaillée s’inscrit dans le cadre de l’enquête sur l’affaire des bulletins de vote liés aux élections législatives du 23 septembre dernier. Une nouvelle séance est prévue la semaine prochaine. L’instruction se poursuit dans l’affaire dite des « bulletins de vote » à Tanger. Mounir Limouri, président du Conseil communal de la ville et responsable provincial du PAM, a comparu mercredi devant le juge d’instruction près la Cour d’appel de Tanger pour une audition approfondie sur les faits qui lui sont reprochés. Selon des sources citées par Hespress , l’interrogatoire a duré plusieurs heures et a porté sur les différents éléments du dossier, dans lequel le maire est poursuivi aux côtés de sept autres personnes. Le juge d’instruction devrait le convoquer à nouveau la semaine prochaine afin de poursuivre son audition. Cette séance intervient après le report, le 13 octobre dernier, de son interrogatoire détaillé. La demande avait alors été formulée par sa défense, qui avait invoqué son état de santé et estimé qu’il ne lui permettait pas de répondre dans de bonnes conditions aux questions du magistrat. Des poursuites pour atteinte à la régularité du scrutin Mounir Limouri fait l’objet de plusieurs accusations liées au déroulement du scrutin. Elles portent notamment sur l’atteinte aux opérations électorales dans le but de modifier ou de tenter de modifier le résultat du vote, la participation à la falsification d’un document public ainsi que la corruption par offre, promesse ou don en vue d’obtenir l’accomplissement d’un acte. Ces poursuites sont fondées, selon les sources de Hespress, sur l’article 58 de la loi organique relative à la Chambre des représentants, ainsi que sur les articles 352, 353, 251 et 129 du Code pénal. À l’issue de sa présentation devant le juge d’instruction, le responsable du PAM avait été placé en détention provisoire, conformément aux dispositions du Code de procédure pénale. Son placement en détention remonte au 2 octobre dernier, après environ 72 heures de garde à vue. Il avait été interpellé à l’aéroport Tanger Ibn Battouta, à son arrivée de Malaga, en Espagne, en exécution d’un avis de recherche national lié à cette affaire. Une enquête déclenchée le jour du scrutin L’affaire remonte au 23 septembre, jour des élections législatives. Une personne avait alors été interpellée en possession d’une valise contenant des bulletins de vote liés à un bureau installé à l’école Al Qods, dans le quartier de Casabarata, à Tanger. Les investigations ont ensuite porté sur la provenance de ces documents, ainsi que sur les circonstances dans lesquelles ils auraient été sortis du bureau de vote avant d’y être réintroduits. Les recherches ont conduit les enquêteurs vers un établissement hôtelier de Tanger, où Mounir Limouri aurait été présent avec plusieurs autres personnes, selon les éléments rapportés dans le dossier. Les expertises techniques ont notamment permis de récupérer des images de vidéosurveillance qui avaient été effacées, puis d’examiner des téléphones, des communications et différents objets saisis dans le cadre de l’enquête. D’après les éléments de l’enquête, les enregistrements récupérés et les expertises auraient permis d’établir un lien entre deux valises apparues dans l’établissement hôtelier et celles saisies dans le cadre de l’affaire. Les investigations ont également fait état de communications entre le maire et d’autres suspects avant et pendant le jour du scrutin. La poursuite de l’instruction devra permettre d’examiner ces éléments et de déterminer les responsabilités éventuelles des personnes mises en cause. À ce stade, les accusations portées contre les prévenus restent soumises à l’appréciation de la justice. The post Bulletins de vote à Tanger : Limouri de nouveau entendu par le juge d’instruction appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .
Le maire de Tanger et responsable provincial du Parti authenticité et modernité (PAM), Mounir Limouri, a été entendu pen




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